Arts et culture Vie au Cégep

Critique de la pièce de théâtre Barbe Bleue

Par Olga Goulet-Doyon, Journaliste pour la Salle des Nouvelles

 La troupe de théâtre du Cégep Garneau présentait les 7, 8 et 9 avril derniers la pièce de théâtre Barbe Bleue d’Édith Patenaude, qualifiée de véritable «thriller» théâtral. C’est en effet dans un univers obscure, à la fois inquiétant et fascinant, que nous a entrainé la troupe.

 L’action débute dans une salle d’interrogatoire alors qu’une dizaine de personnes sont massées derrière une table en complétant leurs déclarations. Puis, changement brusque et on retourne au tout début des complications alors que les trois groupes distincts qui composent la trame de fond de l’histoire arrivent sur une île pratiquement déserte pour y passer des vacances. Ces trois groupes se font écho en cohabitant sur la scène, mais en relatant trois récits bien distincts.

Un groupe de six amis venu passer huit jours de vacances, un couple présent sur l’ile afin de profiter d’une retraite en amoureux à l’extérieur de la ville ainsi qu’une jeune écrivaine prennent d’assaut la maison de campagne qui sera le lieu de tristes évènements. Les premiers jours sont pleins de gaieté malgré les apparitions d’une étrange femme muette semblant en détresse ainsi que par la présence du propriétaire que l’on croyait absent. Cette dernière présence, tout d’abord rassurante, devient de plus en plus alarmante alors que les évènements se précipitent et que la bête en chacun d’eux s’éveille. Malgré la complexité de l’histoire, les acteurs incarnent de façon très convaincante les personnages de ces histoires dont les mots s’entrecroisent et les paroles se font écho. Plusieurs acteurs avaient de nombreuses répliques à réciter en chœur et leur synchronisme était impressionnant. À mesure que le suspense monte et que l’action se déchaine, les acteurs démontrent de grandes capacités d’interprétation et reflètent dans leur jeu la peur et le stress vécu par leurs personnages.

Chapeau aux metteurs en scène et à la scénographe pour un décor épuré et bien construit qui permettait au spectateur de plonger dans l’ambiance de ce chalet isolé loin du monde où des vacances tranquilles se transforment en véritable cauchemar.

 

À propos de l'auteur

La Salle des Nouvelles

Commentez