Science

Conférence «notre corps en hiver»

La programmation de la dernière journée de l’événement Décoder le monde offrait, encore une fois, des conférences sur le thème de nordicité. L’une d’entre-elles avait pour sujet le corps humain en hiver, mettant ainsi de l’avant la réaction du corps à la lumière ainsi que les isolants thermiques entrant dans la composition des vêtements hivernaux.

 

Tout d’abord, M. Marc Hébert, professeur au département d’ophtalmologie de l’université Laval, a traité de l’effet de la lumière sur notre cerveau. Les spectateurs ont ainsi appris que le corps humain est soumis à 150 rythmes biologiques, tous synchronisés avec le cycle de rotation de la Terre. L’un d’entre eux est le cycle lumière-obscurité, qui régit nos périodes d’activité et de repos. Or, cette horloge biologique a une particularité. En effet, le cerveau humain n’est pas sensible de la même façon à toutes les longueurs d’ondes. À titre d’exemple, la lumière bleue verte a des vertus stimulantes sur notre vigilance, observation qui permet des applications notamment pour les travailleurs de nuit.

La nature faisant bien les choses, le cycle naturel de lumière correspond à notre mode de vie. En effet, la lumière du matin, plus bleue, correspond au début de nos activités. Pour sa part, la lumière blanche-froide du midi correspond à notre période la plus active, alors que la lumière plus chaude de fin de journée vise à lancer la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Or, l’apparition des nouvelles technologies a chamboulé cet ordre naturel puisque nous sommes exposés à des lumières bleues, par l’utilisation des IPads, téléviseurs, cellulaires et bien d’autres, à toute heure du jour ou de la nuit.

De plus en plus de chercheurs se penchent sur la question et tentent de trouver une solution à cette problématique, puisque le corps n’est évidemment pas adapté aux effets de ces nouvelles technologies qui font maintenant partie de nos vies.

Par la suite, M. François Simard, expert en textile, a abordé la question des isolants thermiques. Par un rapide voyage dans le temps, il nous a expliqué que les fourrures, les plumes animales ou les matières synthétiques ont toujours été la solution pour nous protéger du froid. Or, depuis quelques années, une entreprise québécoise redécouvre les propriétés de l’asclépiade, une plante autrefois utilisée par les autochtones. Exploitée par les français au cours de l’époque de la Nouvelle-France, la plante a été mise de côté à l’arrivée des britannique qui, par leur immense Empire riche en ressources naturelles, ne voyaient pas la nécessité d’un tel matériau.

Cela dit, il semblerait que les fibres de cette plante miracle, facilement extraites du follicule, ont des propriétés isolantes hautement supérieures à tout ce qui existe sur le marché actuellement. D’autre part, il s’agit d’une alternative éco-responsable puisque toutes les parties de la plante peuvent être utilisées. Actuellement, un premier prototype de vêtement hivernal, développé au Québec, est testé. Par ses grandes capacités thermiques et pour sa légèreté, le vêtement semble parfait pour les expéditions en altitude. C’est la raison pour laquelle l’essai ultime aura lieu lors d’une expédition sur le Mont Everest.

 

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