Arts et culture

Devrions-nous abolir l’hiver?

La programmation de l’événement Décoder le monde pour la soirée du samedi 19 mars visait un public différent de celui de l’après midi. En effet, suite à un souper boréal et à un spectacle où le chant de gorge était mis à l’honneur, les spectateurs ont eu droit à une joute oratoire. Toujours sur le thème de la nordicité, Mc Gilles, Anne Marie Olivier et François Parentaux se sont affrontés sur la question «faut-il abolir l’hiver ?». Animée par le chroniqueur David Desjardins, la rencontre humoristique a été le théâtre d’échanges parfois musclés mais avant tout très divertissants.

Dans un premier temps, les panelistes se sont fait proposer le thème du tournoi de hockey Pee-Wee. Il s’agissait de déterminer si celui-ci est un monument culturel de la ville de Québec ou plutôt un phénomène exagéré. Mc Gilles a pris le pari de défendre l’équipe sportive alors que ses deux adversaires ont choisi la position opposée. Les arguments proposés étaient évidemment peu sérieux. D’une part, Mc Gilles a défendu la fierté que les Pee-Wee peuvent représenter pour la ville de Québec et a flirté avec les sentiments nationalistes. Les deux autres participants ont, pour leur part, critiqué la pression mise sur les épaules des jeunes joueurs ainsi que le caractère passé-de-mode des arénas humides et des hot-dogs mauvais pour la santé.

 

Le deuxième sujet a plutôt été le théâtre de quelques dérives rhétoriques. On demandait aux panelistes de défendre la pêche aux petits chenaux, tradition hivernale de Sainte-Anne-de-la-Pérade. En passant de la mascotte Gigoteau aux hypothétiques pensées suicidaires des poissons, Mc Gilles, François Parentaux et Anne-Marie Olivier ont tenté avec peine de défendre leur position.

 

Par la suite, la question des expressions pour qualifier la météo a été abordée. Il s’agissait de déterminer si l’expression maintenant répandue «Cocktail météo» devrait être utilisée. Devrions-nous utiliser notre créativité et notre imagination pour rendre les rigueurs de l’hiver plus supportables ou plutôt s’astreindre aux termes sans équivoque pour avoir une idée claire des prévisions météo ? Pour sa part, Anne Marie Olivier considère que la créativité devrait être utilisée à de meilleures fins…

 

Finalement, la dernière partie a été consacrée à des sujets pour lesquels les trois invités n’ont pas eu la possibilité de se préparer. Ils se sont donc fait assigner une position sur des thèmes tout aussi loufoques que les précédents. Ils ont ainsi défendu, par exemple, les tuques à l’effigie d’animaux ou encore les tout-inclus dans le sud.

En somme, ces 45 minutes ont été dédiées à des débats tirant plus du ridicule que de l’argumentaire sérieux, au grand bonheur de tous. Morale de l’histoire ; cessons de se plaindre de l’hiver et trouvons-y une bonne occasion de rigoler !

 

 

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