Arts et culture

Electric Slave

Par Luqman Cissé,                                                                                                                  journaliste pour la Salle des Nouvelles

Electric Slave est un album du groupe américain originaire d’Austin (Texas), Black Joe Lewis. Il est paru en 2013 et il s’agit de leur troisième opus. C’est aussi le premier à ne pas être identifié par l’ancien nom du groupe, Black Joe Lewis & The Honeybears.

Les deux premiers albums de Black Joe Lewis étaient un mélange de blues, de rock&roll et de soul, les compositions du groupe se démarquaient alors par des rythmiques funky, la forte présence de trompette et de saxophone ainsi que de la guitare basse. La voix du chanteur et guitariste principal, Joe Lewis, s’inspirait ainsi de James Brown et dans une moindre mesure du chanteur de blues Howlin’ Wolf. Le groupe définissait ainsi leur musique comme étant du «Garage Soul».

Dans Electric Slave, les mêmes éléments demeurent mais le groupe évolue vers un genre qui s’apparente au blues rock et au garage rock. Le résultat de ce mélange est un son agressif et énergique. L’attention est portée sur la batterie et sur la guitare qui produisent des riffs jusqu’alors inexistants dans les précédents albums, tout cela sans négliger les éléments soul et funk caractéristiques. De nombreux instruments sont donc utilisés simultanément, à tel point que le groupe a des allures de mini-orchestre. La musique est alors plutôt cacophonique et il n’est pas toujours facile de comprendre les paroles des chansons. Cela peut déplaire ou plaire, selon les auditeurs.

Finalement, en ce qui a trait à la thématique de l’album, il s’agit de l’aliénation technologique dont notre époque serait victime, d’où le titre de l’album Electric Slave (esclave électrique). Les chansons incitent en effet à se débrancher des appareils électroniques et à favoriser le contact humain. L’album véhicule ainsi un message de célébration de l’entraide tout en décriant un individualisme moderne de plus en plus croissant.

 

 

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