Arts et culture Chroniques

Le crime du comte Neville

Par Étienne Poirier,                                                                                                                  journaliste pour la Salle des Nouvelles

Dernier roman de l’auteure à succès Amélie Nothomb, le crime du comte Neville nous plonge dans une histoire des plus abracadabrantes où un riche aristocrate au bord de la faillite apprend d’une voyante que lors de sa dernière réception à son château, il va tuer un invité. Malheur pour le comte, qui ne saurait composer avec l’échec de son dernier garden-party au domaine du Pluvier. Se mêle à cette histoire celle de sa fille adolescente, Sérieuse, qui souhaite que ce soit elle que son père tue lors de la réception. Le compte Neville doit donc composer avec la crainte de l’échec de sa fête, de même que l’idée de tuer sa propre fille.

Si l’histoire semble un peu décalée, c’est aussi ce qui fait son charme. On lit ce court roman d’un coup, sans le prendre trop au sérieux et on apprécie l’univers dans lequel nous transporte Nothomb, soit celui des aristocrates au bord du précipice et où les conventions sociales ont autant d’importance que les vies humaines.

Le rythme changeant du récit, où une journée peut être résumée en quelques phrases alors qu’une conversation de cinq minutes sera retranscrite au complet donne de la vie au roman. Mentionnons que la fin abrupte du roman peut en décevoir certains, mais contribue au ton absurde de ce roman.

Amélie NOTHOMB, Le crime du comte Neville, 2015, Albin Michel. 135 pages.

 

Collaboration spéciale – La chronique j’ai lu est rédigée pour Flash Garneau 

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