Arts et culture

Critique du ballet Casse-Noisette : La féérie de Noël s’anime au Grand Théâtre

Par Olga Goulet Doyon, journaliste pour la Salle des Nouvelles

Les Grands Ballets Canadiens de Montréal étaient de passage au Grand Théâtre de Québec, du 3 au 7 décembre dernier, afin de présenter, comme à tous les deux ans, le ballet Casse-Noisette de Tchaïkovsky, inspiré du conte classique d’Amadeus Hoffman. Des gens de tous âges étaient rassemblés dans la salle Louis-Fréchette, afin de plonger avec Clara, la jeune héroïne du récit, dans l’univers magique de Casse-Noisette.

 

Ce ballet en deux actes, présenté pour la première fois en 1892 par Tchaïkovsky, est un classique aujourd’hui. Internationalement reconnu, il relate l’histoire d’une jeune fille à qui son parrain offre un Casse-Noisette pour Noël. Le jouet, lorsque sonnent les douze coups de minuit, s’anime et se transforme en prince. Celui-ci, après une lutte féroce contre le Roi des Souris, emmène sa nouvelle princesse vers le pays des bonbons où ils feront la connaissance de personnages enchanteurs.

 

Le ballet présenté est d’une durée d’une heure trente et comprend un entracte d’une quinzaine de minutes. Dans le premier tableau, comprenant l’arrivée des invités chez Clara et de la distribution des cadeaux, l’action est diffuse en un brouhaha bien orchestré où de jeunes enfants dansent au sein de la troupe des Grands Ballets. Le seul bémol est la quantité d’action sur scène à ce moment, qui fait perdre un peu le fil au spectateur. Celui-ci ne sait plus où regarder. Par la suite, on assiste à la bataille entre Casse-Noisette, devenu un prince, et le Roi des Souris. On remarque alors une hausse de l’intérêt des spectateurs, qui se font prendre au jeu, et c’est à ce moment que même les plus âgés retombent en enfance. Les premiers éclats de rires se font entendre des spectateurs et perdureront jusqu’à la toute fin. Le premier acte se poursuit alors que l’on quitte la maison de Clara pour se rendre au Pays des Flocons, où la Fée des Neiges accueille Clara et son prince. L’une des deux danseuses étoiles en met plein la vue aux spectateurs en enchainant arabesques et portés avec l’aide de son partenaire. Le corps de ballet, représentant de petits flocons de neige, sert d’interlude aux apparitions de la Fée avec un synchronisme parfait. Puis, Casse-Noisette et Clara reprennent leur route, annonçant ainsi l’entracte.

 

L’acte deux débute avec l’apparition sur scène d’un clown grotesque et coloré accompagnant la Fée Dragée, interprétée par la seconde danseuse étoile, et son partenaire. Clara et Casse-Noisette arrivent et ce dernier explique à la Fée Dragée comment Clara lui a sauvé la vie. C’est le début d’une grande fête mettant en scène des pâtissières, Shéréazade sortie des mille et une nuits, des danseurs de flamenco, d’autres venus d’extrême orient, un berger faisant défilé ses moutons et finalement, la Fée Dragée qui, sur la musique romantique de Tchaïkovsky, enchaine les ronds de jambes, les arabesques et les pointes, suscitant l’émerveillement chez les spectateurs. La seconde partie, riche en action, mais plus ciblée dans sa façon de présenter les diverses danses, anime la salle et semble à peine avoir commencé alors que c’est déjà l’heure pour Clara de rentrer chez elle. Ce classique plaira à toute la famille, mais soyez patients car le meilleur se laisse désirer durant le premier acte.

 

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