Le monde

Multiplication d’attentats terroristes dans le monde

Par Luqman Cissé et Assane Kaba, journalistes pour la Salle des Nouvelles

 

En date du vendredi 13 novembre 2015, des attentats dévastateurs ont fait rage à Paris. Au bilan, 130 morts et 352 blessés. Cet attentat s’inscrit dans la multiplication d’actions terroristes à travers le monde. Divers groupes commencent à devenir de plus en plus menaçants et étendent leur zone d’influence. Retour sur quelques évènements déplorables des dernières semaines.

 

Les attentats de Paris commencent par une fusillade le soir du 13 novembre près de la station du métro de Goncourt située au Xe arrondissement. Le bilan est de quelques morts et environ 7 blessés. Une centaine de personnes perdent la vie dans la salle de spectacle du Bataclan. Ensuite, durant un match amical opposant la France et l’Allemagne, les bruits de la première explosion ont retenti dans le stade à la seizième minute. Peu après le départ du président français François Hollande des lieux, 2 attentats suicides ont lieu à l’entrée du stade. Le chef d’État s’est alors rendu à la Place Beauvau où il a rencontré le ministre de l’Intérieur pour une réunion de crise. Suite à la troisième explosion, la foule de spectateurs s’est réunie sur le terrain avant d’être finalement autorisée à sortir du stade. Au total, on dénombre 3 explosions au stade ainsi que 5 morts, 11 blessés graves une trentaine de blessures superficielles. En résumé, les attentats en France sont le résultat du travail coordonné de 3 équipes organisées.

 

Suite à cet attentat, l’enquête a révélé que de nombreux membres des équipes ayant perpétré l’attentat venaient de Belgique, plus précisément de la ville de Molenbeek. Avec un des suspects en fuite (Salah Abdeslam) et un risque imminent d’attentat selon les autorités, le gouvernement Belge a décrété l’état d’alerte maximale de niveau 4 jusqu’au 30 novembre.

 

Un jour avant les attentats de Paris, Beyrouth, la capitale libanaise, a été la cible d’un double attentat revendiqué par l’EI et visant un fief du Hezbollah. Les responsables sont deux hommes ayant actionné leurs ceintures explosives dans une rue commerçante d’un quartier chiite, le Burj el Barajneh. Le bilan s’élève à 40 morts et 200 blessés. Il s’agit d’une des plus violentes attaques au Liban depuis la fin de la guerre civile. Le Hezbollah, une importante organisation religieuse paramilitaire chiite, est actuellement impliqué dans le conflit syrien, soutenant les forces loyales au président Bachar el-Assad contre l’EI et les rebelles syriens.

 

Le 20 novembre, à Bamako, capitale du Mali, 22 personnes ont été tuées dans un attentat à l’hôtel Radisson Blu, suite à une prise d’otages de 150 personnes. La plupart des victimes étaient des clients étrangers, trois québécois ont par ailleurs été libérés. L’attentat a été revendiqué par deux groupes terroristes, soit Al-Mourabitoune, le groupe de Mokhtar Bel Mokhtar, et le Front de Libération du Macina qui affirme avoir collaboré avec Ansar Dine, l’organisation d’Iyad Ag Ghali. Depuis le coup d’état ayant déstabilisé le pays en 2012, le Mali est de plus en plus sujet à des attaques terroristes. La plupart des groupes opérant dans la région sont affiliés à Al-Quaeda et dans le cas d’Al-Mourabitoune, déjà actif en Algérie. Les attaques ne se limitent désormais plus au Nord du pays et font craindre des attaques dans les pays voisins comme le Burkina, la Côte d’Ivoire ou la Mauritanie.

 

Le 31 octobre dernier, un Airbus A-321 de la compagnie russe Kogalymavia (Metrojet) s’était écrasé dans le Sinaï, en Égypte. Il n’y eut aucun survivant parmi les 224 passagers de l’avion. Le groupe armé «Province du Sinaï», désigné comme la branche égyptienne du soi-disant État-Islamique, avait revendiqué la responsabilité de l’écrasement. Les gouvernements russes et égyptiens, d’abord réticents à corroborer la thèse d’un attentat, ont finalement reconnu qu’une bombe était probablement la cause de l’écrasement.

 

 

Plus récemment, le 25 novembre, la Tunisie a elle aussi été victime d’un attentat. Le pays est depuis quelques temps devenu l’une des cibles privilégiées des groupes terroristes au Maghreb. Cette fois-ci, c’est un bus de la garde présidentielle qui a explosé, tuant 12 personnes à Tunis. L’attentat a été revendiqué par l’État Islamique déjà implanté en Lybie, dont la Tunisie partage les frontières.

 

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