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Une drogue déshumanisante

Par Marianne Claveau, journaliste pour la Salle des Nouvelles

Difficile de ne pas avoir été témoin des événements sanglants des derniers jours rapportés sur toutes les plateformes médiatiques. L’Égypte, le Liban, puis la France, pour ne citer que ceux-ci. Il semblerait que l’ État Islamique (EI) tente d’instaurer un régime de terreur par des actes de terrorisme. 

Or, ne vous-êtes vous jamais demandé comment les djihadistes conservaient un sang-froid hors pair?

Justement, notamment lors des attentats de Paris, les djihadistes se seraient servis d’une drogue afin de rendre l’acte « plus facile ». Cette drogue, nommée Captagon, est souvent utilisée par les terroristes afin de commettre leurs actes car elle crée un effet euphorique et déshumanisant. C’est-à-dire qu’elle permet à celui qui la consomme d’avoir une meilleure résistance à la fatigue, une vigilance accrue en plus de conduire à une perte de jugement. Elle permet un sentiment de toute puissance et d’invincibilité.

La molécule active dans le Captagon, appelée fénéthylline, a été initialement élaborée dans les années 60 contre l’hyperactivité et la narcolepsie. Cette drogue stimule grandement la sécrétion de dopamine et de noradrénaline, ce qui explique le sentiment de domination.

Par contre, quand les effets du Captagon s’estompent, le down qui suit est aussi intense que le sentiment de puissance vécu directement après l’absorption. En effet, celui qui le consomme ressent une forme de psychose ainsi qu’un état physique durant lequel il ne ressent aucune douleur et aucune peur.

En outre, la vente du Captagon est très lucrative pour l’EI. En effet, c’est une drogue simple à produire et très répandue au Moyen-Orient. C’est pourquoi cette drogue déshumanisante est un petit butin d’or pour le groupe terroriste et pourrait éventuellement devenir aussi payante que la vente de pétrole. En effet, elle serait très populaire auprès de la population qui la consommerait pour oublier la douleur des évènements se déroulant dans leur pays. Elle aussi très avantageuse au plan monétaire puisque « Un sac de 200 000 pilules rapporte un demi-million de dollars, alors qu’il ne faut que quelques milliers de dollars pour le produire », selon un spécialiste libanais des mouvements jihadistes.

Cette drogue déshumanisante retrouvée dans la chambre d’hôtel des kamikazes avant l’attentat à Paris est une drogue bien connue au Moyen-Orient. Espérons seulement qu’elle ne gagnera pas en popularité dans les prochaines années.

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