Arts et culture

Chronique J’ai lu « Chemin Saint-Paul », de Lise Tremblay

Récipiendaire de plusieurs prix pour ses romans précédents, dont le Prix du Gouverneur Général en 1999, l’auteure Lise Tremblay offre, avec cette nouvelle œuvre, un point de vue beaucoup plus intimiste. En effet, dans ce court récit d’à peine une centaine de pages, Lise Tremblay raconte comment elle a accompagné ses parents à la fin de leur vie. Elle parle tour à tour, un chapitre à la fois, des derniers jours de son père dans une maison de soins palliatifs et de la longue agonie de sa mère, qui s’enfonce dans une profonde dépression à la suite de la mort de son mari.

e roman, plutôt que de traiter du deuil, aborde la relation souvent difficile à exprimer d’un enfant avec ses parents malades. Au fil du texte, l’auteure parvient à faire comprendre à quel point il est douloureux de laisser partir ceux qu’on aime et combien il est important de faire la paix avec ceux-ci avant leur départ. Chargé d’une multitude de petites anecdotes sur le passé de ses parents et sur son enfance, le récit traite de toute la complexité des liens qui lient la narratrice à ses parents et des raisons qui expliquent la nature différente de la relation qu’elle entretient avec eux.

Ce livre, qui fait écho au deuil vécu par l’auteure, amène le lecteur à se demander comment il réagirait face à la mort de l’un de ses proches. L’idée d’y présenter deux situations totalement différentes aide aussi à voir comment les circonstances familiales peuvent influencer la façon dont on vit une telle séparation. Si on sent parfois que l’auteure se retient d’étaler tous ses sentiments au grand jour, et que le livre en perd ainsi une certaine intensité, il demeure une très belle exploration du deuil et des relations familiales troubles.

Étienne Poirier
Étudiant au Baccalauréat international

Collaboration spéciale –  La chronique J’ai lu est rédigée pour Flash Garneau (www.cegepgarneau.ca/flash)

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