Politique

Pour qui voter? (5)

Par Julianne Toupin, journaliste pour la Salle des Nouvelles                                                                                                                                                                

Le 19 octobre prochain les électeurs canadiens seront appelés à élire le prochain gouvernement canadien. À deux semaines du Jour J, l’équipe de la Salle des Nouvelles a choisi de résumer les plateformes électorales des cinq principaux partis. Afin de donner une vision la plus objective possible, ces cinq partis seront comparés selon 5 critères : l’économie, l’environnement, les relations internationales, la sécurité publique et les enjeux de société.

Le Bloc québécois :

Le Bloc Québécois, contrairement à ses adversaires du Parti Libéral et du Parti Conservateur, est une formation politique relativement jeune qui a vu le jour en 1990. C’est l’ex-premier ministre québécois Lucien Bouchard qui a d’abord initié ce groupe parlementaire qui deviendra officiellement un parti politique fédéral en 1991. Les objectifs du Bloc sont clairs : assurer une représentation des intérêts du Québec sur la scène fédérale ainsi que l’indépendance de cette province. Il est actuellement dirigé par Gilles Duceppe.

Politique économique :

Le bloc québécois propose une politique économique plutôt de gauche. Il souhaite, entre autres, protéger les producteurs agricoles, laitiers et fromagers québécois. En effet, le parti se positionne en faveur de la gestion de l’offre, notamment dans le contexte de la négociation d’un accord transpacifique. D’autre part, il souhaite mettre en place des mesures pour encourager l’innovation des technologies vertes ainsi que la recherche universitaire. Finalement, la réfection et l’entretient des ports fédéraux fait partie du plan d’investissement de ce parti.

Politique environnementale :

Tout d’abord, le Bloc insiste pour obtenir un droit de veto de la province de Québec pour tout projet de transport de pétrole sur son territoire. D’ailleurs, dans le dossier du projet Énergie-Est, le Bloc québécois se positionne farouchement contre. Il souhaite aussi réévaluer l’efficacité des politiques fédérales de lutte aux gaz à effet de serre (GES). Il propose ainsi une loi émission zéro, inscrite dans un processus global d’électrification des transports. Les politiques environnementales du parti impliquent aussi des charges financières sur les grandes entreprises pollueuses ainsi qu’une lutte à l’évasion fiscale.

Relations internationales :

Le parti milite pour l’indépendance, mais est conscient qu’une reconnaissance internationale est nécessaire. L’une des priorités du Bloc québécois est donc le rayonnement du Québec sur la scène internationale. Il souhaite faire reconnaitre le savoir-faire québécois, notamment dans les domaines de l’innovation technologique et de la culture. M. Duceppe promet aussi des ententes économiques équitables ainsi que l’ouverture au libre-échange. Cela dit, dans le dossier de l’accord Canada-Europe, le Bloc ne le soutient qu’en échange d’une compensation financière pour les fromagers québécois, pour la compétition étrangère sera féroce.

Enjeux de société :

Le Bloc Québécois s’est donné comme mission de défendre les intérêts des Québécois. C’est pour cette raison qu’il prône, ultimement, l’indépendance du Québec. Cela dit, il encourage aussi les principes de laïcité de l’État en soutenant l’idée que tous les services publics devraient être offert et reçu à visage découvert. Il propose aussi d’investir en culture et de rétablir le financement de Radio-Canada. D’autre part, pour le Bloc, le rayonnement de la culture québécoise passe par la promotion de sa langue. C’est pour cette raison qu’il propose d’élargir la loi 101 aux entreprises fédérales. Le parti souhaite aussi que le pays se plie aux recommandations de l’ONU et accueille 10 000 réfugiés syriens dans la prochaine année. En outre, le Bloc Québécois affirme être conscient de l’importance des premières nations au Canada. C’est pour cette raison qu’il exige une enquête sur la disparition des femmes autochtones en plus de proposer des investissements en éducation visant ainsi un meilleur taux de scolarisation chez les jeunes autochtones. C’est aussi dans cette optique de réconciliation que Gilles Duceppe propose l’autonomie des nations autochtones.

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