Politique

Pour qui voter? (3)

Romane Marcotte,                                                                                                                    journaliste pour la Salle des Nouvelles

Le 19 octobre prochain les électeurs canadiens seront appelés à élire le prochain gouvernement canadien. À deux semaines du Jour J, l’équipe de la Salle des Nouvelles a choisi de résumer les plateformes électorales des cinq principaux partis. Afin de donner une vision la plus objective possible, ces cinq partis seront comparés selon 5 critères : l’économie, l’environnement, les relations internationales, la sécurité publique et les enjeux de société.

Le parti :

Le Parti Vert du Canada, dirigé par Élizabeth May, axe sa campagne au Québec sur les enjeux liés au réchauffement climatique mais surtout sur les potentiels effets néfastes de la construction d’un oléoduc sur le territoire québécois, projet de TransCanada.

Économie :

Le Parti Vert déclare qu’il entend diriger l’économie canadienne dans une perspective durable, c’est-à-dire en bâtissant une économie rentable et respectueuse de l’environnement comme de l’ensemble de la société. Pour ce faire, le parti souhaite renforcer les secteurs manufacturier et touristique ainsi qu’investir dans les produits forestiers et les industries culturelles, qui profitent d’un dollar canadien plus faible. En outre, l’application de cette politique économique permettrait une augmentation de la productivité ainsi que le développement d’innovations permettant au Canada de prospérer dans une économie basée sur la fabrication d’énergies non polluantes. L’investissement du gouvernement dans les infrastructures sociales est également un objectif du Parti Vert, qui affirme que la population canadienne manque de ressources abordables. C’est pourquoi il s’engage, par exemple, à effacer la dette étudiante et à éliminer les frais de scolarité aux niveaux collégial et universitaire.

Politique sociale :

Le parti souhaite rendre le système de santé plus accessible en offrant, par exemple, une couverture des frais d’ordonnance et en renforçant les règles pour que les aliments et autres produits de consommation soient plus sains. Ses politiques sociales visent également à éliminer la pauvreté grâce à l’élaboration d’un revenu de subsistance garanti ou encore la garantie d’un salaire égal pour travail égal. Il s’engage également à investir 315 M$ par an pour rétablir la couverture locale de Radio Canada, ainsi qu’à protéger le service de Poste Canada.

Gestion gouvernementale :

Dans un premier temps, Le Parti Vert veut mettre fin au scrutin majoritaire uninominal à un tour ainsi qu’au principe de la ligne de parti. Par conséquent, les députés et députées du Parti Vert se verraient autorisé(e)s à s’écarter de l’allégeance partisane sans qu’on leur retire le droit de parler en chambre ou le droit d’appartenance au parti. Enfin, le Parti Vert souhaite la création d’un Conseil de gouvernements canadiens, composé des représentants de tous les paliers gouvernementaux afin d’établir des objectifs nationaux de façon plus transparente.

 

Politique environnementale :

Une des priorités de la politique gouvernementale proposée par le Parti Vert consiste en la réduction des émissions de gaz à effets de serre, avec des objectifs visant l’élimination de l’utilisation des carburants fossiles d’ici la moitié du siècle ainsi que la diminution de GES jusqu’à 40% en dessous des niveaux de 2005, d’ici 2025. Puisqu’il prône une transition vers une économie sans carburant fossile, le Parti Vert s’oppose au projet d’Énergie Est, de la compagnie TransCanada, qui doit permettre la construction d’un pipeline en sol québécois.

Sécurité publique :

L’établissement de la sécurité publique se ferait, pour le Parti Vert, principalement de façon préventive : il s’agirait de renforcer la capacité de défense du Canada aussi bien de façon internationale, en s’investissant dans des missions défensives ou visant le maintient de la paix, que locale en augmentant la fréquence des patrouilles policières. De plus, l’investissement économique du gouvernement serait capital pour s’assurer une protection en cas de catastrophe.

 

 

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