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Une rafale de critiques pour Donald Trump après le passage d’Irma

La saison des ouragans s’annonce lourde de conséquences en Amérique; on estime déjà à plusieurs milliards de dollars le coût des dommages causés par les pluies diluviennes et les vents à hautes intensités qui ont frappé les Caraïbes et les États-Unis. Les réactions du président américain face à ceux-ci n’ont une fois de plus pas fait l’unanimité.

Par Antoine Pelletier, Journaliste pour la Salle des Nouvelles

Les ouragans Harvey et Irma, ayant tous les deux atteint la catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, sont parmi les plus puissants à avoir atteint les côtes américaines depuis 2005. Ils ont été à eux seuls responsables du décès de plus de 150 personnes. Le 15 septembre dernier, Rick Perry, le ministre américain de l’Énergie, a affirmé qu’il était maintenant l’heure de la reconstruction pour les États touchés. Cette convalescence sera selon lui très longue, puisque 1,5 million de propriétés demeuraient à ce moment-là toujours sans électricité[1].

Ces ouragans ont été particulièrement ravageurs pour le Texas et la Floride, mais les forts vents n’ont pas seulement secoué les infrastructures; ils ont été aussi les précurseurs d’une rafale de mécontentement dirigé au président Trump face à sa position sur les changements climatiques. En effet, le 11 septembre le Sénateur républicain John McCain s’est mis à dos certains membres de son parti en affirmant qu’il ne comprenait pas les raisons qui poussaient certains républicains, dont Donald Trump, à douter de la véracité des changements climatiques, surtout après avoir observé la puissance des derniers ouragans. La même journée, cette fois de l’autre côté de l’Atlantique, c’est le Pape François qui a pressé les dirigeants politiques internationaux à passer aux actes contre les changements climatiques : « Si quelqu’un doute des changements climatiques, il devrait demander aux scientifiques ce qu’ils en pensent[2]. »

Ce n’est pas la première fois que le Pape se trouve en désaccord avec le Président américain, alors qu’en juin dernier il avait publiquement critiqué la décision du Président de retirer les États-Unis de l’accord de Paris. Malgré cette décision grandement controversée de M. Trump, des représentants américains ont tout de même assisté aux négociations ayant lieu à Montréal la semaine du 11 septembre. Leur présence était un « signe positif » selon la ministre canadienne de l’Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna. Les choses semblent effectivement être de bons augures puisque le secrétaire d’État Rex Tillerson a affirmé sur les ondes de CBS le 17 septembre qu’il y avait toujours des chances que les États-Unis restent signataires de l’Accord, si les conditions sont jugées satisfaisantes par l’administration Trump[3].

Enfin, la saison des ouragans de cette année demeurera assurément marquante dans l’histoire ainsi qu’un signal d’alarme supplémentaire du réchauffement climatique, tandis que Donald Trump continue pour sa part de nier la liaison entre les deux, s’attirant du même coup de nouvelles critiques extérieures.

ouragan trump

[1]http://www.cbc.ca/news/world/hurricane-irma-floods-sewage-spills-1.4291150

[2]http://www.newsweek.com/john-mccain-climate-change-republicans-hurricane-irma-harvey-global-warming-663172

[3]http://www.ctvnews.ca/politics/still-time-to-convince-u-s-of-benefits-of-paris-climate-accord-mckenna-1.3588431

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