Modes de vie Vie au Cégep

Miel Garneau, la récente entreprise à développement durable du cégep!

Ce lundi 27 février 2016, Marianne Lavoie, responsable du comité de Marketing et Communication de Miel Garneau, a partagé en entrevue comment s’est développée leur entreprise locale, quels sont leurs projets, comment s’est déroulée leur première année et quels sont leurs buts à long terme.

Par Léa-Marie Gagnon, Journaliste pour la Salle des Nouvelles

Photo Miel Garneau

Il y a maintenant un an que Miel Garneau s’est officiellement implanté au cégep. Cette entreprise locale encourage les achats locaux et recueille le miel des abeilles de deux ruches installées sur le toit du pavillon sportif.

Bien que le comité soit géré par les étudiants, l’idée originale provient de trois professeurs de biologie du cégep; Ivan L’homme, Marie-Hélène Pitre et Judith Bouchard, qui désiraient faire de la sensibilisation pour la cause des abeilles. Deux ans après que leur idée ait germé, ils ont recruté des étudiants passionnés qui ont pris le relais et ont débuté de manière autonome un projet entrepreneurial sur l’apiculture des abeilles.

Miel Garneau compte aujourd’hui 12 jeunes entrepreneurs répartis dans trois sous-comités. Cinq sont dans le volet Marketing et Communication pour, entre autres, publiciser le projet. Trois évoluent dans le volet Technique et ils sont formés pour, principalement, maintenir la colonie d’abeilles et la pondaison de la reine. Trois autres s’occupent de la partie Recherche et Développement de la cause, et visent une percée dans la recherche universitaire. Toutefois, l’Université Laval a pour projet d’implanter vingt ruches sur les toits de leurs établissements, ce qui pourrait éventuellement impliquer une compétition, ainsi qu’une difficulté de collaboration pour leur plan de recherche universitaire. Finalement, il y a la directrice de Miel Garneau, Michelle Lemelin.

L’objectif des étudiants ne consiste pas seulement à faire du miel, mais également à sensibiliser sur la biodiversité, considérant que le nombre d’abeilles est en déclin vu l’utilisation de pesticides dans les fleurs, le maïs et autres végétaux dont ces apidés se nourrissent. Marianne conseille, pour faire notre part, de faire pousser des plantes mellifères dans nos jardins. Voici les différentes plantes permettant d’attirer les abeilles : agastache fenouil, aster de la Nouvelle-Angleterre, aster à grande feuille, asclépiade incarnate, monarde fistuleuse, penstemon hirsute, verge d’or, verge nemoralis, verveine veloutée, verveine stricta et pour finir, rudbeckie hérissée.

Lors du lancement officiel de leurs produits, il y a quelques mois, plusieurs médias étaient présents, tels que Québec Hebdo et Radio Canada, en plus de l’entourage des membres et les professeurs. Ils ont réussi à vendre un grand nombre de pots de miel, ce qui leur a donné une bonne visibilité. La caisse Desjardins a, par ailleurs, acheté vingt gros pots de miel au comité. Les pots restant, soit 16 pour chacun des deux formats, seront mis en vente dans un kiosque au cégep vers la mi-mars, probablement après la semaine de lecture.

L’équipe de Miel Garneau vise un aspect de développement durable, c’est-à-dire des effets positifs à long terme sur l’environnement des abeilles. Les membres tiennent à ce que ce ne soit pas un projet éphémère. Il est également à considérer que l’été dernier, ils disposaient de deux ruches, fournies par M. Ivan L’homme, pour démarrer le projet pilote, et qu’avec les profits des produits vendus la session dernière, ils ont pu en acheter deux autres par eux-mêmes. Devenus autonomes, ils visent désormais à obtenir plus de ruches, mais comme le projet est encore tout nouveau, il y a beaucoup de procédures à respecter.

L’équipe prévoit également fabriquer des produits dérivés du miel, comme des baumes à lèvres et des bougies. De plus, les prochains pots de miel seront faits en septembre 2017 et vendus par la suite. Ils sont présentement au coût de 5$ pour le plus gros format et de 3$ pour le petit. Cet été, l’équipe changera l’emplacement de leurs ruches, présentement situées sur le toit du pavillon sportif, car la production a diminué au cours de l’été, les abeilles étant trop exposées à la chaleur. Aussi, il est important d’assurer le maintien des ruches à chaque semaine, donc un environnement préalablement adéquat aiderait.

Comme les membres de Miel Garneau en sont tous à leur dernière année au cégep, ils recrutent présentement pour former la relève, alors n’hésitez pas à vous impliquer dans ce projet unique!

À propos de l'auteur

La Salle des Nouvelles

Commentez